- l'ENSCI, Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle,
- le laboratoire SPCTS, science des Procédés Céramique et de Traitements de Surfaces
- le laboratoire GEMH, Groupe d'Etude des Matériaux Hétérogènes.
- l'émergence de nouveaux projets d'innovation,
- l'implantation de nouvelles entreprises,
- la visibilité internationale du Pôle Européen de la Céramique.
Depuis le Comité Interministériel de l’Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT) du 5 juillet 2007, les pôles de compétitivité sont au nombre de 71 (67 au 12 juillet 2005).
Après trois ans de mise en œuvre et une évaluation positive de la période 2006-2008, l’Etat a décidé d’affecter 1,5 milliard d’euros pour la période 2009-2011.
Le Limousin peut en effet s’enorgueillir de la présence sur son territoire de 2 pôles 100 % limousins et de 4 pôles en coopération avec d’autres régions. Un an après, le Limousin affiche sans complexe la bonne vitalité de ses pôles : quel rôle a joué Limoges Métropole dans leur développement?
Le soutien de l'agglomération à la politique des pôles de compétitivité
La politique des pôles de compétitivité place au cœur de sa démarche en faveur de l’innovation, le rapprochement des entreprises industrielles, des centres de recherche et des organismes de formation, reprenant en cela l’idée qui a présidée à la naissance des technopoles.
En Limousin deux pôles ont été labellisés :
Mais la région et le territoire de l’Agglomération travaillent en coopération avec d’autres régions pour quatre autres pôles. :
- Cancer bio santé
Secteur médical, paramédical, pharmacie
Signalisation et recherche de nouvelles thérapeutiques ; instabilité génétique et modification épi-génétiques ; déterminants pharmacologiques de la réponse aux agents anti-cancéreux ; biothérapie ; épidémiologie et modélisation des facteurs de risques.
Localisation Grand Sud-Ouest.
170 équipes de recherche dont certaines rattachées à l’Inserm, au CNRS…
- VIAMECA
Secteur mécanique, matériaux, biens d’équipements et industriel ; secteur de l’automobile et de l’aéronautique.
Innovation en ingénierie de la production, du déplacement, sûreté de fonctionnement, procédés de fabrication, développement durable du territoire…Création de trois zones de recherche et développement (Limoges, Clermont-Ferrand et Saint-Etienne).
Localisation : Massif Central
4000 entreprises concernées : Renault Trucks, Michelin, Bosch, Ratier, SAGEM, Pechiney, Allan…145 000 emplois, 300 brevets.
- Viandes et Produits Carnés
Secteur industrie de l’abattage, de la découpe et de la transformation des viandes et produits carnés, secteurs connexes et équipementiers.
- Sciences et systèmes de l’énergie électrique
Secteur électronique de puissance et composants
Innovations dans le domaine des sources d’énergie et de stockage ainsi que dans celui de la mesure distribution-commande-protection.
Localisation Centre et Limousin.
Entreprises : STMicroélectronics, Connex, Legrand, Dalkia…
Laboratoires : CEA et CNRS
Organisme de formation : université de Tours, d’Orléans et de Blois, ENSIB de Blois.
Le succès des pôles de compétitivité dépend, bien entendu, de l’implication du monde économique, scientifique et éducatif, mais reste étroitement lié à un territoire, c'est-à-dire aux politiques locales mise en œuvre par les collectivités locales que ce soit la Région, le Département et la Communauté d’agglomération.
En effet les collectivités contribuent au renforcement et au développement de l’Université, des Ecoles d’Ingénieurs, de la formation, mais également soutiennent financièrement les structures qui gèrent les pôles de compétitivité et ont mis en place des dispositifs spécifiques d’aide aux projets innovants.
Pour Limoges Métropole, ce soutien se décline sous différentes formes :
* Proposition d’une offre foncière et immobilière qui se traduit soit par l’installation des entreprises dans les locaux d’ESTER, soit par un accompagnement pour s’implanter dans un immobilier propre en proposant une offre foncière adaptée.
Ainsi on peut citer l’extension du laboratoire XLIM dans le bâtiment d’ESTER ou l’installation des sociétés RADIALL Système, Cimentys, Ceradrop, Cilas …. qu’il s’agisse de création d’entreprise issues de l’incubateur et des laboratoires de l’université ou bien de l’implantation de filiale de grands groupes intéressés par la proximité et les compétences des laboratoires de recherche présents à Limoges.
Enfin, si le porteur du projet décide d’engager un investissement immobilier en propre, dans le cadre d’une SCI ou d’un crédit bail, l’ Agglomération peut également intervenir par le biais d’une aide financière en complément des subventions apportées par la Région et (ou) le Département.
* Exonération fiscale : le Conseil Communautaire lors de sa séance du 28 septembre 2006 a décidé, conformément à l’article 1466E du Code Général des Impôts, d’adopter le principe d’exonérer de la taxe professionnelle, pour une durée de 5 ans, les entreprises participant à un projet de recherche agréé et implantées dans une zone de recherche et de développement d’un pôle de compétitivité.
Cette délibération concerne le Pôle Européen de la Céramique, ELOPSYS , mais également le pôle Viandes et Produits Carnés , VIAMECA et Sciences et systèmes de l’énergie électrique.
* Contribution à l’animation des Pôles en subventionnant non seulement les structures qui les portent mais également en apportant des aides techniques et financières à des opérations de promotion ou à l’organisation de séminaires scientifiques.
De plus, la Délégation d’ESTER, à travers la publication du Monde d’ESTER et de la lettre d’ESTER contribue à assurer une communication régulière sur les actions menées par les pôles ainsi que sur les procédés innovants mis en œuvre par les entreprises.
Enfin Limoges Métropole participe aux Conseils d’administration et aux assemblées générales des deux pôles phares du Limousin.
* Le Centre Européen de la Céramique. Le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire de juillet 1999 a décidé la création du Centre Européen de la Céramique sur le site d’ESTER.
Le Centre Européen de la Céramique est un vaste ensemble immobilier qui reproupe sur un même site au sein de la technopole ESTER 3 entités majeures:
Il accueille quelques 450 personnes (210 étudiants, 90 doctorants et 150 personnes universitaires, techniques ou administratif)
Par les échanges et les synergies entre les nombreux acteurs déjà présents sur ESTER qu'il va faciliter, ce centre favorise :
Le Pôle Européen de la Céramique: l'innovation dans nos gènes
(labellisation confirmée en juin 2008)
1°) Un pôle riche en « matière grise»
57 entreprises industrielles
7 laboratoires de recherche : SPCTS (Science des Procédés Céramiques et de Traitements de Surface ; 70 permanents et 60 doctorants à Limoges), GEMH (Groupe d’Etude des Matériaux Hétérogènes ; 15 permanents et 15 doctorants à Limoges), PEARL (Laboratoires de Recherche Associés sur l’Electronique de Puissance ; 10 permanents et 5 doctorants à Tarbes), LGP (Laboratoire Génie Production ; 12 permanents et 11 doctorants à Tarbes), CREE (Centre de Recherche et d’Etudes Européen de Saint-Gobain ; 107 employés à Cavaillon), le CIRIMAT à Toulouse (laboratoire CNRS spécialisé en matériaux) et le CEMHTI (laboratoire CNRS à Orléans, spécialisé dans les matériaux soumis à des conditions extrêmes).
6 Centres Techniques et de Transfert de Technologies : CTTC (Centre de Transfert de Technologies Céramiques ; 20 employés à Limoges), CITRA (Centre d’Ingénierie en Traitements et Revêtements de Surface Avancés ; 3 employés à Limoges), CRITT Z3T (Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologies ; 9 employés à Vierzon), CTTB (Centre Technique des Tuiles et Briques ; 50 employés à Paris, Clamart et Limoges) et le SFC (Société Française de Céramique ; 45 employés à Paris, Nancy et Limoges), le centre de recherche sur les arts du feu à Limoges (4 personnes).
8 organismes de formation : 3 écoles d’ingénieurs dont l’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle, la Faculté des sciences et techniques de l’Université de Limoges (Institut des Procédés Appliqués des matériaux), 2 lycées professionnels, 1 organisme de formation professionnelle (AFPI) et l’Ecole supérieure d’Arts de céramique de Tarbes.
Tous spécialistes ou utilisateurs associés, ils représentent 5 000 salariés et 600 étudiants.
2°) Un pôle pour doper la filière céramique
Il fédère l’ensemble du secteur céramique pour créer une dynamique forte en Limousin.
Pour l’industrie porcelainière, il s’agit de mettre en œuvre des actions visant à améliorer les procédés de production, en travaillant sur les matériaux, à lancer des produits nouveaux par la créativité et le design
Concernant les équipementiers, il s’agit de développer de nouveaux procédés de fabrication en s’appuyant sur des technologies innovantes.
Enfin pour les spécialistes des céramiques techniques, il s’agit d’élaborer des matériaux adaptés à des applications nouvelles dans le domaine des technologies de la santé, ainsi que pour des utilisations dans l’habitat, l’électronique, l’optique et l’optoélectronique. Des développements des céramiques résistant à un environnement sévère sont également conduits pour les industries métallurgiques, les industries de production d’énergie, l’automobile, l’aéronautique et l’espace
3°) 5 axes de développement en plein essor :
La stratégie de développement du pôle s’articule en priorité autour de 5 types d’applications :
Les composants et microsystèmes optiques et opto electroniques, grâce à des procédés de mise en forme originales : machine jet d’encre en trois dimensions (CERADROP), stérérolithographie (CTTC).
Les céramiques en milieu extrême : par exemple, la mise au point de réfractaires pour les incinérateurs de déchets (DRUIDE)
Les céramiques pour la santé : prothèse et matériaux de comblement osseux, par exemple, à porosité contrôlée, pour favoriser la repousse osseuse (BiocerPor DDS).
Le bâtiment : économie d’énergie dans la production de matériaux pour le bâtiment, différents types de traitement de surface, pour l’esthétique, la protection contre les intempéries, les mousses, matériaux plus isolants.
Les matériaux sensoriels et la décoration : travail sur la créativité, le design pour trouver de nouveaux marchés, amélioration des procédés de production (PRECOCE : production plus rapide d’outillage, grâce à un logiciel de conception permettant de tenir compte du changement de forme des pièces à la cuisson).
Les développements envisagés permettent aux entreprises de trouver de nouvelles activités, mais permettent aussi au pôle d’attirer de nouvelles entreprises et laboratoires sur son territoire.
En tout 58 projets de R&D ont été labellisés depuis la création du pôle.
4°) Les évènements marquants de 2008
- 10 projets de R&D labellisés
- participation à la bourse de technologie ceramica innova à Valence en Espagne
- organisation d’un forum de R&D à Hyderabad en Inde
- initiation d’une coopération avec le cluster céramique d’Aveiro au Portugal
- Participation aux travaux du réseau UNIC des villes européennes productrices de céramique
- Organisation du colloque franco japonais sur les céramiques techniques (IWAC 03 à Limoges avec 150 participants).
Le pôle s’est classé dans le meilleur groupe parmi les 71 pôles de compétitivité évalués par le gouvernement pour la première période de trois ans d’existence des pôles
5°) Les perspectives 2009
Le pôle prévoit
- de sélectionner 12 nouveaux projets de R&D
- de faciliter l’installation ou la création de 3 entreprises ou centres de recherche
- de participer aux efforts faits pour compenser, en termes d’emploi, les difficultés rencontrées par les entreprises céramiques, par le départ de Ferro et la fermeture des casernes.
- de préparer avec ELOPSYS, la création d’une plateforme d’innovation qui apportera matériel et personnel collectif pour appuyer les entreprises de la filière qui vont continuer à innover.
- d’organiser une mission au Portugal.
- de participer à un stand collectif organisé par la chambre de commerce, avec 13 industriels au salon des équipementiers et fournisseurs de la céramique CERAMITEC à Münich. Cette opération est labellisée par Ubi France
- de continuer à participer au réseau UNIC
Ces acteurs de la recherche peuvent s’appuyer sur une formation spécialisée, au sein de l’Université de Limoges, qui forme plus de 2 800 étudiants dans les filières en lien avec Elopsys. Chaque année environ 650 étudiants sortent des filières supérieures pour intégrer le monde industriel et scientifique dans tous les niveaux de compétences du Bac + 2 au Bac + 8.
Forte de ces atouts (industries, recherche, université), la Région Limousin a porté ce projet dès son origine (Limousin Expansion) et souhaite accélérer la synergie entre les différents acteurs locaux.
Retrouver toutes les informations sur le site officiel (www.elopsys.fr)


