La voirie s'engage dans l'Agenda 21

Comment le service voirie s’inscrit-il dans cette démarche ?

  • une route bien pensée, bien réalisée participe au développement économique
  • la voirie porte les chantiers d’insertion et créé un lien entre les populations
  • les travaux réalisés sont générateurs de consommation d’énergie, de pollutions, de déchets de chantier et son impact sur la faune et la flore est immédiat.

S’en préoccuper est indispensable !

La gestion différenciée

Conformément aux engagements pris dans le cadre de l’Agenda 21 de la Communauté d'Agglomération Limoges Métropole, la voirie communautaire a engagé une démarche de gestion différenciée des espaces publics.
La gestion différenciée c’est :

  • identifier la typologie des divers espaces publics de nos territoires et leurs usages afin de choisir le mode de gestion le mieux adapté
  • développer de nouvelles pratiques pour préserver la biodiversité, en diminuant de façon significative l’utilisation de désherbants polluants et en pratiquant un fauchage plus raisonné des bords de route
  •  identifier des « corridors biologiques » ou de période de grainage permettant d’adapter la fréquence et le mode de fauchage.

Ainsi, un diagnostic écologique des dépendances routières du territoire communautaire a été réalisé par le service des Espaces Naturels. C’est la première fois qu’une telle action est menée, à savoir baser les préconisations de fauchage sur des relevés de terrain précis, permettant d’établir un état des lieux du patrimoine faune/flore, et de mesurer  l’évolution de ce patrimoine en fonction des pratiques.

Pour le désherbage, les pratiques et les surfaces traitées dans les communes ont fait l’objet d’un inventaire et des outils de communication ont été mis en place à destination des élus, du personnel et des citoyens afin de les sensibiliser aux nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Limoges Métropole met à disposition du public un n° vert
pour toute information sur le fauchage tardif:
0800 87 00 17

 

Clause d’insertion sociale dans les marchés voirie

Afin de favoriser l’accès ou le retour à l’emploi de ces personnes la Communauté d'Agglomération et le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) de Limoges Métropole ont conclu une convention de partenariat.
Le 1er juillet 2010, Limoges Métropole, le Conseil Général, la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, la Fédération des Travaux Publics de la Haute-Vienne, le syndicat professionnel régional de l'industrie routière du Limousin, les Terrassiers de France ont signé une convention d'engagement volontaire des acteurs locaux pour une maîtrise des impacts environnementaux et sociaux des travaux d'infrastructures. Prolongement local de la convention nationale signée le 29 mars 2009, les signataires souhaitent apporter une attention particulière aux axes suivants:

  1. Favoriser le réemploi, la valorisation et le recyclage des matériaux extraits lors des travaux routiers
  2. Favoriser le réemploi des matériaux géologiques naturels extraits sur les chantiers
  3. Gestion des excédents de chantiers
  4. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie
  5. Accroître la performance environnementale des entreprises et des infrastructures routières
  6. Améliorer la sécurité routière.

Des solutions techniques économiques et respectueuses de l'environnement

Dans le cadre de restructuration et de réfection de chaussées, la Communauté d'Agglomération Limoges Métropole fait le choix de techniques aussi bien économiques que respectueuses de l'environnement.
Pour les couches de fondation des voies, du béton concassé, issu de précédents chantiers, peut être réutilisé après avoir été  trié et traité.
Pour les couches de base et de roulement, la surface de la chaussée est rabotée et traitée et, dans certains cas, réutilisée sur place.
Ces techniques réduisent considérablement l'apport de nouveaux matériaux.
Le traitement sur place permet de réelles économies en transport (économies de carburant, moindre pollution, moindre gêne aux riverains) et en temps.
Concernant l'enrobé utilisé, il s'agit d'un enrobé tiède (fabriqué à 110, 120° au lieu de 170°) Il permet ainsi un gain en terme de consommation d'énergie et engendre moins d'émissions de gaz et de fumée.

Chiffres clés 2014

  • 470 litres de désherbant ont été utilisés (340 l d’antigerminatif, et 130 litres de Round-up), contre 1355 l en 2008
  • 320 litres d’un désherbant d’origine végétal
  • 100 agents formés par an
  • 22 chantiers de voirie réalisés avec des variantes environnementales : enrobés phoniques, emploi de matériaux recyclés (16 000 tonnes en 2013 soit 15% du total des matériaux utilisés.)